Être, tout à la fois le verbe au mode infinitif et le substantif en une volontaire indifférenciation, un accord plutôt. Humain : l’Espèce humaine, oui, Robert Anthelme, et la capacité d’empathie, en voie de disparition, à héler, à rallier. En ce monde si sombre et ses obscurités croissantes, reconnaissons-le, mais où nous tentons de croire à la lumière, au carrefour des rencontres ; ce monde, le nôtre, nous les lisants, les écrivants, les vivants. Vivrelirécrire en un seul vocable sans traits d’union.
Être humain en ce monde ? ! Tout à la fois une question et une injonction dans son urgence
Épopée de l’exil fait résolument écho à Exils, l’impressionnante exposition longuement arpentée au Louvre-Lens du 25 septembre 2024 au 20 janvier 2025. Et bien sûr à l’une des tragédies les plus brûlantes d’aujourd’hui. Une crise aiguë. En chinois, le mot crise est composé de deux signes – catastrophe et espérance.
Depuis l’expulsion du ventre maternel, nous connaissons toutes et tous des exils successifs. Ces expériences mineures à côté des tragédies majeures, des dépaysements radicaux que connaissent ceux qui fuient guerres, violences et famines ; « pauvres de pays »1 écrit Jeanne Benameur.
Lors d’une résidence d’écriture à l’Academia Belgica de Rome au début de notre vingtième siècle, j’ai visité une exposition temporaire sur la place du Peuple : une vaste tente abritant des valises de migrants, fermées et décorées ou grandes ouvertes sur leur émouvant contenu : un peu de terre du pays, une photo usée, un objet talisman.
Enfin d’Erri De Luca à Jeanne Benameur.
Erri le Napolitain, qui a obtenu le prix Femina étranger en 2001, porte un prénom qui n’a rien d’italien. Celui-ci est issu d’une méprise : Harry, un prénom américain à la mode au sortir de la guerre, dont la prononciation lors de l’annonce par le père a été mal transcrite par le préposé aux déclarations de naissance !
Jeanne la multipays – Algérie, Tunisie, Italie, Crète –, Jeanne pourquoi ? En ces temps d’intimité surexposée, comme titrait Serge Tisseron, nous lui laisserons son beau secret.
J’admire l’audace de leur écriture et leur engagement poétique, qui fait (poiein), agit et leur refus de se laisser étiqueter, médiatiser avec complaisance. Deux docteurs honoris causa de l’université de la Vie, selon moi. Sous la houlette de Bruno Doucey, éditeur et poète, je vais tenter d’évoquer ce qui, d’entrée de jeu, m’a sauté aux yeux : la parenté manifeste entre ces deux poètes de race. Je n’avais pas dû attendre d’en trouver trace dans Laver les ombres2, lorsque Jeanne Benameur nous donne à voir le geste du personnage : « Avant de quitter l’appartement, elle jette un œil au livre par terre, près du fauteuil. Tu, Mio. Le titre l’appelle. Elle le glisse dans sa poche. Son talisman. » (LO, p. 26).
Jeanne Benameur et Erri De Luca vont adopter le genre de l’épopée, long récit d’aventures héroïques, une des formes anciennes et nobles du territoire poétique.
Jeanne nous a dit qu’elle était venue au monde de l’écriture par les dessins, les signes, la poésie avant le roman et qu’elle y est fidèle. L’Exil n’a pas d’ombre a reçu en 2019 le coup de cœur du prix de poésie Vénus Khoury-Ghata. Il a été repris en 2023 par Bruno Doucey précédé de La Géographie absente (2017). Quant à Erri De Luca, il a beau dire qu’il n’est pas poète, Aller simple3 nous prouve à quel point sa vision puissante, ses métaphores incisives, sa musique perceptible même en traduction (par l’excellente Danièle Valin) contredisent sa modestie. Cet ensemble poétique, il l’a écrit, dit-il, sous le coup de la honte face à l’horreur de la Méditerranée devenue un cimetière, l’épouvante suscitée par le traitement réservé aux survivants. Sans peur et sans reproche ? La peur au ventre des enfants qui chantent dans le noir et l’apprivoisent, la défient.
En fait nous ne savons pas ce qu’est la poésie. Certains ont suggéré une approche éclairée, tels Max Jacob : « La poésie, c’est quand les mots se rencontrent pour la première fois » ou mon compatriote Paul Neuhuys (1897-1984) :
La poésie,
je la rencontre parfois à l’improviste
Elle est seule sous un saule
et recoud ma vie déchirée4.
Cette proposition me parle d’autant plus que Murielle Szac, dans sa postface intitulée « La Géographie de sa présence »5 qui clôture ou plutôt dilate magnifiquement l’ensemble poétique constitué par L’Exil n’a pas d’ombre et La Géographie absente, qualifie Jeanne Benameur de « tisserande », celle qui crée des tissus par l'entrecroisement de fils de chaîne et de trame sur un métier et réalise des étoffes de coton, de laine, de soie, de chanvre, de lin, ou de fils artificiels ou synthétiques.
La poésie, nous percevons son pas, nous respirons ses parfums, nous touchons sa peau, nous entrevoyons ses facettes, nous goûtons sa langue : oui, intensément, sensorielle et sensuelle, musicale, métaphorique, elle est charnelle.
C’est dans cette langue poétique que nos deux éclaireurs en reconnaissance nous entraînent dans leur champ commun, miné, l’odyssée de l’exil qui compte d’innombrables candidats à l’aller et peu à l’arrivée en terre inhospitalière ; une épopée sans fin qui exige des êtres humains, en quête de salut, d’abri contre la guerre, la faim, une force tant physique que morale car ils sont confrontés aux épreuves inhumaines. Et pourtant ils continuent. Ils poursuivent. Erri De Luca assure :
Vous pouvez repousser, non pas ramener,
le départ n’est que cendre dispersée, nous sommes des allers simples6.
Mon autre compatriote Géo Libbrecht (1891-1976) proclame sobrement, en une forme minimaliste et d’autant plus éloquente, la survie de la personne envers et contre tout, même lorsqu’on croit avoir exterminé jusqu’à son ombre :
Ils prirent l’homme,
son ombre resta.
Ils prirent l’ombre.
Le ciel m’est témoin
que leurs mains
ruisselèrent
de lumière7.
On peut déchiffrer, en filigrane de l’homme avec un article défini en son sens le plus générique, une image du Christ que ses ennemis ont pris violemment sans pouvoir l’anéantir. Au contraire, les ténèbres ont engendré la lumière jusqu’à ce qu’elle ruisselle sur les mains des bourreaux. On perçoit les résonances contemporaines : Navalny et autres.
Le choix du tire de ce témoignage est issu de mon expérience d’enfant, produit d’avant-guerre qui a appris à marcher en évacuation. J’ai grandi dans une famille qui n’était plus la mienne puisque nos parents sont morts à peine trentenaires quand nous avions 7, 4 et 2 ans. Et cependant j’ai ressenti l’émerveillement, ce mot si riche d’éveil, de veille et de merveille. Une femme qui a compté dans ma formation me répétait que le poète est un homme à travers qui chante la création, un interprète en quelque manière. Plus tard j’ai adopté l’invitation de Guillevic, une légitimation :
C’est quand tu chantes pour toi,
que tu ouvres pour les autres
l’espace qu’ils désirent8.
Depuis l’enfance, la poésie des autres que j’incorpore chaque matin m’habite et m’aide à vivre, autrement dit à traverser, aller et dépasser, découvrir et partager ; les poètes me chantent à l’intime, m’induisent en tentation d’écriture. Un viatique par tous les temps. Je baliserai ce témoignage de poèmes incorporés et d’autres à venir selon le vœu que m’avait adressé Daniel Sibony : « Je vous souhaite d’écrire les poèmes qui vous attendent ».
D’entrée de jeu donc, s’affirme la parenté des marcheurs pieds nus, témoins, porte-paroles de tous les migrants de ce monde en turbulence, en bouleversement. Je vais essayer d’évoquer leur odyssée singulière et commune.
Des phrases presque identiques ou des métaphores analogues comme les échines d’Erri De Luca :
Sous un fouet de poussière en colonne
seul le premier se doit de lever les yeux
Les autres suivent le talon qui précède,
le voyage à pied est une piste d’échines.9
ou les dos chez Jeanne Benameur rappelant l’influence bénéfique des livres dans son travail d’affranchissement :
J’ai marché vers mon propre cœur. J’ai avancé, le regard ancré dans le dos de ceux qui m’ouvraient la route.. Morts ou vivants ; Sans visage, ils continuaient à œuvrer. J’ai fait confiance à leurs pas pour mettre les miens. (Comme on respire10)
Allons-y ! Il était une fois Erri le maçon, l’alpiniste, l’ascète, le rigoureux et Jeanne pouliche ardente, la fougueuse, la généreuse, l’affranchie.
Dressons l’oreille
Depuis
nos exils se sont renouvelés
comme les vagues
chaque fois plus gonflés
de houle et de mémoire (GA, p. 45)
Nous apportons Homère et Dante, l’aveugle et le pèlerin,
l’odeur que vous avez perdue, l’égalité que vous avez soumise11.
Il était une fois l’odyssée de l’exil. Fois et foi. Fois, nom féminin, prend un « s » car il vient du latin vices, forme plurielle d'un nom signifiant « tour, succession » ; c’est ce nom que l’on retrouve dans la locution vice versa qui veut dire « à tour (vice) renversé (versa) ».
Il était une fois entre désert et mer, sable et montagne où se tracent et divaguent leurs itinéraires singuliers et communs à travers ères et aires.
Autrefois
Et tant de fois
Une foi en l’être
L’humain l’humaine
Ses exils et ses avenirs
Dans un déroulé classique, j’avais cru partir de Jeanne Benameur et son jeu de pronoms vers Erri De Luca que j’ai analysé pour le dossier Nunc12, enfin de ce qui les unit, en une analyse serrée de leurs ensembles, comme j’ai pu le faire ailleurs, mais je n’ai pas réussi à les dissocier. Je les ai conjugués, accordant ma voix aux leurs. Jamais moralisateurs, ils sont convaincus, comme nombre de philosophes, qu’il n’y a rien sans l’esprit qui n’ait été d’abord dans les sens. Sensation. Orientation. Signification.
Mettons-les sous l’aile d’un découvreur : Guillaume Apollinaire en sa Chanson du mal- aimé.
Au soleil parce que tu l’aimes
Je t’ai menée souviens-t-en bien
O ténébreuse épouse que j’aime
Tu es à moi en étant rien.
O mon ombre en deuil de moi-même13.
Je vais me faire tisseuse tout d’abord autour du mot émerveillement
L’œil en éveil
tu saisis la merveille
l’aire marine
l’air du temps
Ère de réveil
lorsque tu veilles
et que rien
ne ment
J’emboîterai le pas de René Char : « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler, dit-il, ne mérite ni égard ni patience. »14. Non seulement je vais les enlacer eux, Erri et Jeanne Benameur mais aussi d’autres poètes, les sororelles, les fraternels, dans leur noblesse et leur exigence.
Il était une fois
Des allers sans retour
Ceux qui partent mains nues désarmées
Pieds nus nomades invétérés
Assignés à l’infini
Des méditerranéens de souche
Des indomptables
Des résistants solitaires solidaires
Conteurs de grand chemin à qui l’on n’en conte pas.
Jeanne l’ensauvagée Erri le rebelle
Voyageurs enracinés dans la langue l’écriture inventive
Spontanéité du geste et travail obstiné de la forme
La plus ajustée au partage
Leur géographie intime se déploie
Hors chasse gardée loin des clichés et préjugés
Dans l’essor des espaces
À susciter réconcilier
Centre de gravité robuste
Leurs itinéraires se déchiffrent à travers textes
S’y livrent dans leurs titres
Sans ostentation ni complaisance
J’entends Marie Noël : « J’ai horreur de l’incontinence sentimentale... des gens qui font tout leur cœur sous eux. Mon cœur, je n’en parle pas. Je le tais ou je le chante »15.
À ces sages respirant au large en altitude
Profanes et sacrés
Leurs vastes bibliographies
Tiennent lieu de cartes d’identité
Carcans brisés
La vie échevelée s’élance
À la rencontre de l’autre des autres les différents
Leurs parlers leurs us et coutumes mystérieux
Sobres et gourmands
Des intrépides généreux
En septantaine allègre
En fière intransigeance
Des écrivains à l’écoute de notre temps
Regard franc main tendue vers l’étrange étranger
Ni emphase ni pathos leurs poèmes sonnent juste
Ils épousent les peines les pouvoirs des exils
D’un bout de la terre à l’autre
Le peuple innombrable d’humaines d’humains
De la naissance à l’au-delà
Abordé avec respect et tant de tact au sens propre et figuré
Touchez longtemps ce qui se touche
l’écorce, l’eau, l’herbe, la bouche,
avec l’ardeur au creux des doigts
touchez le chaud, touchez le froid,
pour en faire votre aventure
touchez la mer et la voilure,
le mont, la plaine au cri de blé.
Un soir touchez vos doigts usés
comme un drap où les corps roulèrent.
Touchez enfin, noces dernières
aux feux assourdis du couchant
vos souvenirs mêlés au vent16 (Anne-Marie Kégels).
Le verbe se veut rigoureux charnu cependant
Sable rage trace souffle poussière attendre écrire marcher
Tels des refrains lancinants éloquents
Les vocables dessinent les thématiques obsédantes
Êtres farouches irréductibles affranchis des convenances
Serrant sondant l’humanité
Aux tréfonds de soi de chacune chacun
Funambules escaladeurs comme la vie
Françoise Lison-Leroy écrit :
Savoir. Être ce fruit mûri au soleil des présences. Endosser le plongeon et l’envol, les années-lumières et leurs traces mobiles. Un jour viendra, entre toutes les nuits17.
Images brutales jamais moralisantes
Dénonçant l’âpreté du quotidien
En terres inhospitalières
Désert de sable et foules haineuses
Diversité de l’approche
Erri ses longues laisses en distiques fluviaux
Jeanne aux strophes changeantes
L’imaginaire au pouvoir dans les blancs intercalaires
Une sorte de chant rauque
Plain chant
Incantation à la Méditerranée
Au livre arraché aux traces
Rencontres mémorables réconfort des corps accordés
Le temps de l’étreinte sans propriétaire
Ni vassale ni suzerain
Homme et femme de communion
Des engagés sans chapelle
Écrire agir dit-elle dit-il Vis ta vie la seule qui te sera accordée
Accordailles au fort de l’essentiel
Avant d’interrompre le défilé de quatrains-portraits-poèmes, j’invoque Henry Bauchau : « Le vitrail travaille la lumière/ L’écriture l’obscurité intérieure. »
Erri l’ascète aux mains calleuses Jeanne la charnelle jubilante
Rumination des mots
Au rythme de l’effort du corps
Sur le chantier au fil des fugues
Leurs poèmes ont un air de famille
Issu de leur commune condition
Vivants qui accomplissent leur être
Sans jamais perdre de vue d’autres existences que la leur
Pas une once de pitié larmoyante impuissante
Mais l’énergie belle constamment rechargée
Ceux qui partent pour ne pas revenir
Savent le cri la déchirure l’espoir
Cœur en berne parfois mais dos redressé tête haute
Vers leur destin singulier d’artisan d’artiste
Dans la tourmente et les larmes les embellies les escales
Cap sur l’horizon jamais rejoint quête sans fin
[1] Jeanne BENAMEUR, La Géographie absente, Paris, Éditions Bruno Doucey, 2017, p. 14. (désormais GA).
[2] Id., Laver les ombres, [2009], Arles, Actes sud, coll. « Babel », 2010. (désormais LO). Jeanne Benameur ajoute une note de bas de page : « Erri De Luca, Tu, mio, éditions Rivages, 2000. ».
[3] Erri DE LUCA, Aller simple, [Solo andata, Feltrinelli, 2005], traduit de l’italien par Danièle Valin, Paris, Gallimard, collection « Du monde entier », 2012.
[4] Paul NEUHUYS, On a beau dire, Bruxelles, éditions Labor, 1984.
[5] Murielle SZAC, postface de J. BENAMEUR, L’Exil n’a pas d’ombre précédé de La Géographie absente, Paris, éditions Bruno Doucey, collection « Sacoche », 2023, p. 113.
[6] E. DE LUCA, Aller simple, op. cit., p. 59.
[7] Géo LIBBRECHT, Livres cachés, Œuvres complètes, tome VI, Bruxelles, L’Audiothèque, 1966.
[8] Eugène GUILLEVIC, Autres poèmes 1969-1979, Paris, Gallimard, 1980.
[9] E. DE LUCA, Aller simple, op. cit.,p. 13.
[10] J. BENAMEUR, Comme on respire, Paris, Éditions Thierry Magnier, coll. « Roman », 2003.
[11] E. DE LUCA, Aller simple, op. cit., p. 61.
[12] Revue Nunc, n° 28, dossier Erri De Luca, Clichy, Éditions de Corlevour, octobre 2012.
[13] Guillaume APOLLINAIRE, Alcools [1912], « La chanson du mal aimé », Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1981, p. 54.
[14] René CHAR, Fureur et mystère [1948], « Le poème pulvérisé », « À la santé du serpent », Paris, Gallimard, « Poésie Gallimard », 2011, p. 187.
[15] Marie NOËL, Notes intimes, Paris, Stock, 1959, p. 20.
[16] Anne-Marie KEGELS, Poèmes choisis, Bruxelles, Académie Royale de langue et de littérature françaises, 1990. Cité aussi par Colette NYS-MAZURE, Christian LIBENS, Piqués des vers ! 300 coups de cœur poétiques, Bruxelles, Espace Nord, 2014.
[17] Françoise LISON-LEROY, Elle sait, Mortemart, Éditions Rougerie, 2013, p. 17.
Colette NYS-MAZURE
Écrivain, poète
APOLLINAIRE, Guillaume, Alcools [1912], Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1981.
BENAMEUR, Jeanne, Comme on respire, Paris, Éditions Thierry Magnier, coll. « Roman », 2003.
—, Laver les ombres, Arles, Actes Sud, [2008], coll. « Babel », 2010. (LO).
—, La Géographie absente, Paris, éditions Bruno Doucey, 2017. (GA).
—, L'Exil n'a pas d'ombre, Paris, éditions Bruno Doucey, 2019. (EPA).
—, L’Exil n’a pas d’ombre précédé de La Géographie absente avec postface de Murielle Szac, Paris, éditions Bruno Doucey, coll. « Sacoche », 2023. (EPA et GA).
CHAR, René, Fureur et mystère [1948], « Le poème pulvérisé », Paris, Gallimard, « Poésie Gallimard », 2011.
DE LUCAS, Erri, Aller simple, [Solo andata, Feltrinelli, 2005], traduit de l’italien par Danièle Valin, Paris, Gallimard, collection « Du monde entier », 2012.
GUILLEVIC, Eugène, Autres poèmes 1969-1979, Paris, Gallimard, 1980.
KEGELS, Anne-Marie, Poèmes choisis, Bruxelles, Académie Royale de langue et de littérature française, 1990.
LIBBRECHT, Géo, Livres cachés, Œuvres complètes, tome VI, Bruxelles, L’Audiothèque, 1966.
LISON-LEROY, Françoise, Elle sait, Mortemart, éditions Rougerie, 2013.
NEUHUYS, Paul, On a beau dire, Bruxelles, éditions Labor, 1984.
NOËL, Marie, Notes intimes, Paris, Stock, 1959.